"C'est comme un crocodile qui se présente dans une maroquinerie" (Coluche).

Un collectif nous promet "Le grand soir" pour le 5 mars au matin, comment est ce possible ? Il est des mèches qui ne devraient jamais être allumées et certains pensent que la crise antillaise pourrait être importée dans notre île. Mais comparaison n’est pas raison et l’on ne peut prétendre que la crise que traversent les Antilles françaises aura les mêmes causes et les mêmes effets dans notre département. Certes, en ce qui concerne les revendications, on peut les calquer car la vie chère nous la subissons tout autant que nos concitoyens de la Guadeloupe et de la Martinique, sauf que la révolte antillaise a des racines profondes et qu'il est difficile de comparer ce qui n'est pas comparable. De là à descendre dans la rue le 5 mars il y a un pas que je me refuse de franchir, tout simplement pour que ma présence ne soit pas instrumentalisée. Ceux qui se trouveront en tête du cortège auront-ils toute légitimité ?

Est-ce bien le rôle d'un parti politique que d'organiser le désordre ? Bien évidement non et l'on comprend tout de suite qu'il y a des arrières pensées bassement politiciennes dans la conception du "COSPAR". Dans ce sigle "COSPAR", il y a une lettre de trop, c'est le "P" de politique et il est d'autant plus gênant, que ce sont ces mêmes politiques qui sont majoritaires dans les deux assemblées et qui nous exhortent à descendre dans la rue.

Alors une question me vient à l'esprit : Qu'ont-ils fait de leur majorité ? Les pouvoirs énormes qu'ils détiennent dans les deux assemblées ne leur ont-ils pas permis d'éviter la déroute sociale que les plus faibles d'entre nous subissent ? C'est à cause de dérives et d'une gestion clanique pour ne pas dire dynastique des principales collectivités que notre île est à genoux ! Comment au moment de négocier une amélioration des bas revenus le "P" du "COSPAR" va-t-il se positionner en tant que juge et parti ? La Guadeloupe est l'exemple, le collectif guadeloupéen a acquis une légitimité uniquement populaire et les partis ont ainsi pu jouer à fond leurs rôles en tentant de désamorcer la crise et en mettant sur la table 80 € pour les plus bas revenus par exemple ! La sagesse de Victorin Lurel est à méditer dans cette affaire. La manipulation est flagrante dans ce qui va se passer Jeudi, la manifestation va ressembler à une gigantesque marionnette et vue du ciel on pourra apercevoir ceux qui tirent ses ficelles ! Dans le premier tiers de ce défilé, il y aura un grand nombre de nantis de la politique, le clan de ceux qui gaspillent l'argent public, qui se cooptent et qui se cèdent les mandats le temps d'une mise en examen. Alors pour moi, rentrer dans cette manifestation pour paraphraser le regretté Coluche, équivaudrait à être " un crocodile qui se présente dans une maroquinerie". Mais ce qui me rend triste et qui justifie mon courrier, c'est que dans le corps de la marionnette, il va y avoir bon nombre de mes amis qui pensent bien faire. Mes amis, faites marche arrière, quitte à ce qu'une vraie base populaire se réunisse ailleurs le 5 mars. La manifestation que l'on nous propose n'est pas la nôtre. Il nous suffit d'analyser ce qui se passe aux Antilles pour nous rendre compte que jeudi les dés seront pipés ! Aux Antilles "LKP" est légitimé parce qu'il n'est composé que de syndicats et d'associations. Ainsi il a pu négocier avec en face de lui les trois parties prenantes que sont le patronat, l'Etat et les collectivités territoriales. Ici à la Réunion, le "P" du "COSPAR" a réussi à éviter l'écueil en organisant une variante de l'insolvabilité !        

Guy Ratane-dufour. http://ratane.blogspace.fr/

 

dimanche 01 mars 2009 08:39


"C'est comme un crocodile qui se présente dans une maroquinerie" (Coluche).

Un collectif nous promet "Le grand soir" pour le 5 mars au matin, comment est ce possible ? Il est des mèches qui ne devraient jamais être allumées et certains pensent que la crise antillaise pourrait être importée dans notre île. Mais comparaison n’est pas raison et l’on ne peut prétendre que la crise que traversent les Antilles françaises aura les mêmes causes et les mêmes effets dans notre département. Certes, en ce qui concerne les revendications, on peut les calquer car la vie chère nous la subissons tout autant que nos concitoyens de la Guadeloupe et de la Martinique, sauf que la révolte antillaise a des racines profondes et qu'il est difficile de comparer ce qui n'est pas comparable. De là à descendre dans la rue le 5 mars il y a un pas que je me refuse de franchir, tout simplement pour que ma présence ne soit pas instrumentalisée. Ceux qui se trouveront en tête du cortège auront-ils toute légitimité ?

Est-ce bien le rôle d'un parti politique que d'organiser le désordre ? Bien évidement non et l'on comprend tout de suite qu'il y a des arrières pensées bassement politiciennes dans la conception du "COSPAR". Dans ce sigle "COSPAR", il y a une lettre de trop, c'est le "P" de politique et il est d'autant plus gênant, que ce sont ces mêmes politiques qui sont majoritaires dans les deux assemblées et qui nous exhortent à descendre dans la rue.

Alors une question me vient à l'esprit : Qu'ont-ils fait de leur majorité ? Les pouvoirs énormes qu'ils détiennent dans les deux assemblées ne leur ont-ils pas permis d'éviter la déroute sociale que les plus faibles d'entre nous subissent ? C'est à cause de dérives et d'une gestion clanique pour ne pas dire dynastique des principales collectivités que notre île est à genoux ! Comment au moment de négocier une amélioration des bas revenus le "P" du "COSPAR" va-t-il se positionner en tant que juge et parti ? La Guadeloupe est l'exemple, le collectif guadeloupéen a acquis une légitimité uniquement populaire et les partis ont ainsi pu jouer à fond leurs rôles en tentant de désamorcer la crise et en mettant sur la table 80 € pour les plus bas revenus par exemple ! La sagesse de Victorin Lurel est à méditer dans cette affaire. La manipulation est flagrante dans ce qui va se passer Jeudi, la manifestation va ressembler à une gigantesque marionnette et vue du ciel on pourra apercevoir ceux qui tirent ses ficelles ! Dans le premier tiers de ce défilé, il y aura un grand nombre de nantis de la politique, le clan de ceux qui gaspillent l'argent public, qui se cooptent et qui se cèdent les mandats le temps d'une mise en examen. Alors pour moi, rentrer dans cette manifestation pour paraphraser le regretté Coluche, équivaudrait à être " un crocodile qui se présente dans une maroquinerie". Mais ce qui me rend triste et qui justifie mon courrier, c'est que dans le corps de la marionnette, il va y avoir bon nombre de mes amis qui pensent bien faire. Mes amis, faites marche arrière, quitte à ce qu'une vraie base populaire se réunisse ailleurs le 5 mars. La manifestation que l'on nous propose n'est pas la nôtre. Il nous suffit d'analyser ce qui se passe aux Antilles pour nous rendre compte que jeudi les dés seront pipés ! Aux Antilles "LKP" est légitimé parce qu'il n'est composé que de syndicats et d'associations. Ainsi il a pu négocier avec en face de lui les trois parties prenantes que sont le patronat, l'Etat et les collectivités territoriales. Ici à la Réunion, le "P" du "COSPAR" a réussi à éviter l'écueil en organisant une variante de l'insolvabilité !        

Guy Ratane-dufour. http://ratane.blogspace.fr/

 

dimanche 01 mars 2009 08:39


Pourquoi je ne descendrai pas dans la rue le 5 mars.

Un collectif contre la vie chère à la Réunion est plus que nécessaire et prendre le train en marche derrière la Guadeloupe pourquoi pas ! Certains pensent que la crise antillaise pourrait être importée dans notre île et ces nouveaux apprentis sorciers surfent sur l’idée d’un hypothétique grand soir. Je dois reconnaître que bons nombres de ceux, qui comme moi ont traversé les cinq décennies passées, l'ont rêvé ce fameux grand soir. Mais comparaison n’est pas raison et l’on ne peut prétendre que la crise que traversent les Antilles françaises aura les mêmes causes et les mêmes effets dans notre département. Certes, en ce qui concerne les revendications, on peut les calquer car la vie chère nous la subissons tout autant que nos concitoyens de la Guadeloupe et de la Martinique, sauf que la révolte antillaise a des racines profondes et qu'il est difficile de comparer ce qui n'est pas comparable.

De plus le collectif antillais a acquis une légitimité que n'a pas celui bricolé à la hâte par quelques opportunistes sous le regard bienveillant d'un grand frère passé maître dans l'art de l'embrouille. Mais parmi les membres de ce collectif réunionnais il y a des personnes pour qui j'ai une grande sympathie et qui se sont fourvoyés dans une aventure qui laissera des traces. Nous avons vu que certains partis politiques sont à la manœuvre avec brio pour récupérer le mouvement guadeloupéen et ainsi installer dans notre île un désordre qui ne profitera à personne. La crise que traverse le monde est la résultante d'une faillite d'un modèle obsolète, or que nous propose le collectif réunionnais ? Nous voyons bien que les revendications de ce collectif sont édulcorées et ne font aucune allusion au cœur du problème, les vrais profits et les marges exorbitantes de la grande distribution. Bien pire ! Nul ne dénonce le gâchis institutionnalisé par les familles politiques qui dirigent les collectivités ! La vérité c'est que quémander 200 euros revient à voir exploser le coût de la vie même si parmi les revendications, on demande de faire baisser le prix de 100 produits de première nécessité et de la bouteille de gaz (Rire). Ce collectif n'est pas crédible parce qu'il sert les ambitions politiques de certains qui sont ceux là mêmes qui ont saigné La Réunion. Je le dis à mes amis : Vous vous êtes jetés dans la gueule du loup (Et je sais de quoi je cause !), faire grève et revendiquer oui ! Mais défiler derrière ce zambrocal au goût de manoeuvres politiques pas très claires non ! La révolte guadeloupéenne a une base populaire et a été voulue par la population, celle qu'on nous prépare le 5 mars est dirigée par une caste de nantis et de professionnels de la politique qui ont institué un système de dynastie politique et une gestion clanique de nos institutions.

Mes amis faites marche arrière, quitte à ce qu'une vraie base populaire se réunisse ailleurs le 5 mars, la manifestation que l'on nous propose n'est pas la nôtre, venez manifester votre désapprobation à cette récupération politique sur mon blog (http://universel.blogspace.fr). On apprend souvent plus dans les contes populaires que dans les pensées de pseudo visionnaires et plutôt qu'user vos savates aux côtés de politiques qui ne sont pas tous d'une grande probité, faites comme moi ce jour-là relisez "Le petit Chaperon Rouge" !                                   

 

vendredi 27 février 2009 08:02


"L'Europe un nom générique pour l'émancipation de l'humanité".

Ce texte est la suite de "Quoi de neuf pour 2009"

Les élections européennes avancent à grands pas et toujours pas de constitution digne de ce nom en vue et pourtant l'Europe peut ou doit être une chance pour une grande partie des pays qui aspirent à la naissance d'une entité humaine débarrassée des archaïsmes des siècles derniers. J'ai été le premier à la Réunion à appeler à voter contre le projet de constitution européenne et j'en suis fier. Mais dans ma démarche, il n'était pas question de repli ni d'abandon de l'idée que je me fais d'une entité européenne. Je suis et je serai toujours partisan d'une constitution des "États Unis d'Europe", mais pas n'importe comment. Le terme Europe doit dépasser la vision géographique pour devenir un terme générique désignant des nations libres qui souhaitent avoir un destin commun, l'Europe doit pouvoir se dépasser et accepter d'associer à son développement d'autres pays éloignés géographiquement de ses frontières continentales. Il est du devoir des Européens d'inventer de nouvelles relations pouvant aller s'il le faut à un statut d'association octroyé à des pays qui ont le désir de faire un bout de chemin avec nous. La crise qui traverse notre monde pourrait être une chance, la chance de refonder un ordre économique plus humain, mais malheureusement il semblerait que l'ensemble des classes politiques regarde passer le train de l'espoir humaniste sans même bouger le petit doigt. En ce qui me concerne il est évident que je ne m'engagerai dans une campagne européenne que si le but est la naissance d'une assemblée constituante, car on ne peut continuer la construction de l'Europe sans une constitution simple mais directe. Il est temps d'élire nos représentants européens au suffrage universel, il est temps de désigner un exécutif fort et capable de représenter la diversité de l'Europe. Que se passe-t-il en cette période électorale ? Rien ! Sinon une chienlit ! Seulement à regarder ce qui se prépare sur notre caillou il ya de quoi dégoûter un européiste convaincu de se déplacer un beau dimanche de juin pour aller voter. Que voit-on poindre comme listes pour notre circonscription sinon : D'un côté les chasseurs de mandats tous frais payés et de l'autre des bouffons s'en allant à la chasse à la gloriole ! Alors qu'il faudrait partout mettre en place des listes d'européens convaincus, des listes qui transcendent les clivages, des listes tout simplement européennes, les bonnes vieilles divisions réapparaissent et font poindre des lendemains loin d'être enchanteurs ! (À suivre : La Réunion base avancée de l'Europe et non une mendiante du vieux continent).                  

jeudi 05 février 2009 13:56


Quoi de neuf pour 2009: Barack Obama.

Blog de universel :Révolution humaniste, Quoi de neuf pour 2009: Barack Obama.

Ma première réaction à cette interrogation aurait dû être la crise, hé puis non !!

2009 est une de ces années électorales comme nous en avons tant l'habitude, une de ces années qui aurait pu marquer notre siècle mais il n'en sera rien, une nouvelle fois l'idéal européen va passer à la trappe et chaque parti va se positionner avec pour seule ambition : obtenir le maximum de suffrages. Non pas pour changer la face du monde, mais juste pour faire plaisir aux têtes de listes qui vont se lover dans les sièges confortables du parlement européen. Alors les armes se fourbissent à La Réunion comme partout ailleurs ! Ce n'est pas pour rien que le PCR réunit son congrès, ils vont évidement tenter de recommencer le scénario de l'Alliance, puis ensuite la famille va coopter un nouveau secrétaire général. Les Verts qui un temps ont été le fer-de-lance de la construction européenne se recroquevillent et désignent pour les DOM une femme inconnue et un homme dont on sait que ses opinions le conduiraient plutôt à avoir un repli des territoires ultra marins sur eux-mêmes en prônant une forme d'autonomie. Les socialistes vont bien évidement envoyer leurs vieux briscards au combat pour tenter de continuer à exister. Quant à l'UMP, tous les autres lui ont ouvert un boulevard et il m'arrive de penser que c'est tant mieux lorsqu'on voit le niveau de la réflexion sur l'Europe de tous ces cassandres !     

La crise que traverse le monde serait plutôt pour moi une chance, mais une nouvelle fois on va tenter de rapiécer ce vieux modèle capitaliste. Alors plutôt que de bader devant l'exemple américain, peut-être devrions nous réfléchir à une nouvelle vision du monde. Les frontières n'existent plus ou si peu, nous avons subi toutes les révolutions depuis que l'homme s'est mis à penser et à marcher sur ses deux pattes arrière. Les hommes partout dans le monde ont coupé les têtes de leurs dirigeants, ont pensé de nouveaux ordres économiques, en France et aux USA sont nées deux démocraties issues d'une révolution transversale avec un mot d'ordre  "humanisme". Une poignée d'hommes aux États-Unis d'Amérique ont gravé dans le marbre une constitution pour plusieurs millions de citoyens et depuis 1789 ils n'en n'ont pas retouché une syllabe ni enlevé une virgule. Peut on en dire autant chez nous ?    

Au 19ème siècle est apparue la révolution industrielle, ensuite les guerres et puis le formidable espoir qu'a suscité l'idéologie communiste ! On a vu ce que cela est devenu, encore des morts et des révolutions pour rien. Être communiste de nos jours c'est s'inscrire dans le passé, l'idée était sans doute bonne, mais ce sont ceux à qui devaient profiter ces bienfaits qui ne sont pas les bons réceptacles, l'humain n'est pas plus fait pour le communisme que pour le capitalisme. Les hommes ne courent qu'après une seule idée, l'idée du bonheur et chacun a sa propre vision de ce bonheur. Tout comme on ne décrète pas la liberté, on ne peut décréter le bonheur.

Alors je me suis dit, il reste bien une révolution que les humains n'ont jamais réalisé, une révolution que l'on fait sans sang versé !! Cette révolution, elle est là, bien en évidence devant nos yeux, c'est la "Révolution Humaniste", celle de l'amour, celle qui verra éclore le concept d'humanitude. Alors à dégager la vieille gauche et la vieille droite, à dégager les cryptos communistes, à dégager les gauchos archaïques pas encore sortis de leur adolescence boutonneuse. Il faut se dire une chose, la Gauche et la droite cela n'existe plus, en tous les cas je ne veux plus qu'on se serve du vocable "Homme de Gauche" (encore moins de droite) en ce qui me concerne. L'humain devrait avoir suffisamment grandi pour se rendre compte que deux camps qui s'affrontent pour gouverner un pays relèvent d'une attitude puérile et dommageable à tous les citoyens de cette planète. C'est la prestation de serment du 44ème Président des USA qui a achevé de me convaincre. Les commentaires des politiques réunionnais à la suite du discours d'inauguration du président Barack Obama m'ont laissé pantois ! Ceux là mêmes qui expriment la pensée d'une Réunion renfermée sur elle-même deviennent les plus fervents défenseurs de cet homme ! Ont-ils véritablement entendu son discours ?  Comment peut on vouloir que notre île devienne plus repliée sur elle-même, traînant à ses guêtres des vieilles haines, des vieilles rancunes et ensuite applaudir un homme universel qui désire un monde nouveau ? Barack Obama n'a pas besoin de construire un musée des civilisations, il est la civilisation en marche, tout comme La Réunion n'a pas besoin d'un musée pour montrer sa diversité et son union (sauf à entretenir des inutiles), les réunionnais ont besoin de faire un choix, le choix de savoir s'ils veulent être européens au-delà de la mane financière. Alors pour paraphraser Kennedy : Ils devront se demander ce qu'ils peuvent bien faire pour l'Europe, pour que celle-ci existe et soit un phare pour des idéaux métissés et humanistes. À ce moment-là seulement nous serons les dignes représentants d'États Unis d'Europe dans l'Océan Indien ! À suivre, "L'Europe un nom générique pour l'émancipation de l'humanité".

 

  Guy Ratane-dufour
http://www.espaceblog.fr/ratane

mardi 27 janvier 2009 05:06


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